Biography of Paula and Marcel MERMELSTEIN
Au n°3 Marinisstraat à Borgerhout -Anvers habitait la famille Mermelstein-Gurmann
Paula et Marcel Mermelstein étaient deux enfants nés à Anvers et réfugiés en France, dans la tristement célèbre maison d'Izieu d'où ils furent déportés et assassinés à Auschwitz.
"Mermelstein Paula née à Anvers le 10 janvier 1934, son frère Marcel né le 14 Janvier 1937, enfants de Max Mermelstein, né le 14 septembre 1907 en Tchécoslovaquie et de Frieda Gurmann, née le 6 mars 1912 à Varsovie. Le couple immigra en 1925 à Anvers, où Max était boucher- kasher.
Partis de Belgique en mai 1940, il furent arrêtés par la Police française, interné dans un camp, libéré un temps, Max a rejoint le maquis en France, tandis que sa femme se fixait dans le Sud -Ouest avec les enfants. Les enfants ont été confiés à Izieu en 1943. Après leur arrestation en 1944, la mère Frieda, née le 6 mars 1912 à Varsovie, fût arrêtée à son tour à Pau rue D'Alsace, peut-être que parce que son adresse fût trouvée à Izieu. Ainsi elle retrouva ses enfants mais à Drancy d'où ils furent tous les trois déportés par le convoi 74 du 20 mai 1944 vers Auschwitz, et assassinés.
Le père survivant de la Shoah est parti vivre en Australie et s'est constitué partie civile pour le procès de Klaus Barbie."
Extrait du livre "Les enfants d'Izieu, une tragédie juive " de Serge Klarsfeld.
Historique de la colonie de la maison d'Izieu :
"En 1943, le petit village d'Izieu se trouve en zone d'occupation italienne. Ce qui lui permet d'échapper aux lois antisémites appliquées par le régime de Vichy en zone libre depuis l'automne 1940.
En mai 1943, Sabine et Miron Zlatin, mandatés par l'Oeuvre de Secours aux Enfants (OSE), y installent en accord avec les autorités une colonie d'enfants juifs. Le confort est sommaire, mais qu'importe. Ici, ils sont en sécurité.
En un an, cent cinq enfants juifs et quelques adultes ont été accueillis pour les soustraire aux persécutions antisémites. Mais ce répit est de courte durée, ébranlé le 8 septembre 1943 par la capitulation de l'Italie. Le 6 avril 1944, sur ordre de Klaus Barbie, des hommes de la Gestapo et de l'armée allemande raflent tous les juifs qui se trouvaient dans la maison. Miron Zlatin est envoyé à Reval (aujourd'hui Tallin en Estonie) pour y être fusillé.
En 1987, au lendemain du procès de Klaus Barbie, déclaré coupable de crime contre l'humanité, s'est constituée autour de Sabine Zlatin et de l'ancien sous-préfet de Belley, Pierre-Marcel Wiltzer, l'Association du Musée-mémorial d'Izieu. Il s'agissait pour les fondateurs de lancer une souscription permettant de racheter les bâtiments et d'y créer un musée ayant pour thèmes : les enfants juifs d'Izieu et le crime contre l'humanité."
Deux pavés de mémoire ont été scellés pour les enfants devant leur dernier domicile anversois à l'initiative de la Maison d'Izieu.
Consulat de France à Bruxelles :
70 ans après : de Bruxelles à Izieu
"La rafle des 44 Enfants d’Izieu et de leurs 7 accompagnateurs est le fait historique qui a fait condamner pour la première fois en France, le 4 juillet 1987 un criminel, Klaus Barbie, pour crime contre l’humanité. Le dimanche 6 avril au matin, ce sont des enfants et adolescents de France et d’Europe qui se réuniront pour apprendre, se souvenir et transmettre ce qu’il s’est passé il y a 70 ans dans ce village du Bas-Bugey.
Un voyage d’étude entre "mémoire et Europe" des élèves du lycée Jean Monnet à la Maison d’Izieu le 6 avril 2014
Hans Ament, Nina Aronowicz, Alec Bergman [1], Albert Bulka, Marcel Bulka, Lucienne Friedler, Paulette Heber [2], Marcel Mermelstein, Paula Mermelstein, Samuel Stern [3], Herman Tetelbaum, Max Tetelbaum et Emile Zuckerberg… ces enfants sont tous nés ou ont vécu en Belgique – à Anvers, Liège, Malines ou Bruxelles - avant la Seconde Guerre mondiale.
Puis, à l’image des centaines de milliers de Belges traumatisés par les souvenirs de la Grande Guerre, ils se sont réfugiés en France suite à l’invasion allemande de mai 1940.
Ces familles ont aussi et surtout pris la route parce qu’elles étaient de confession juive et se savaient menacées par l’arrivée des Nazis.
La plupart se sont retrouvées internées dans les camps du sud de la France – Rivesaltes, Agde, Gurs, les Milles… - suite aux lois raciales et antisémites du gouvernement de Vichy de septembre 1940.
Sortis des camps par diverses organisations, telles que la Croix Rouge, le Secours Suisse ou l’œuvre de Secours aux Enfants, la plupart de ces enfants étaient malheureusement présents le 6 avril 1944, quand le chef de la Gestapo de Lyon, le SS Klaus Barbie ordonna leur arrestation à Izieu, un petit village de 300 âmes du sud de l’Ain qui domine merveilleusement le Rhône à quelques kilomètres des Alpes.
Après leur rafle à Izieu, les enfants furent internés une nuit à la prison Montluc à Lyon, transférés à Drancy puis déportés par six convois successifs du 13 avril au 30 juin 1944. À l’exception du directeur de la colonie et de deux adolescents déportés et fusillés à Reval en Estonie – aujourd’hui Tallin -, tous les autres enfants et cinq adultes ont été gazés et leurs corps brûlés en arrivant dans le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau dans la Pologne annexée. Seule une adulte a survécu.
Année de la commémoration du 70e anniversaire de la rafle : une histoire européenne
La rafle des 44 Enfants d’Izieu et de leurs 7 accompagnateurs est le fait historique qui a fait condamner pour la première fois en France, le 4 juillet 1987 un criminel, Klaus Barbie, pour crime contre l’humanité. Un crime qui de par l’origine très diverse des enfants, de leur parcours à travers le continent, fait de facto partie de notre histoire européenne.
C’est pour cette raison que le mémorial d’Izieu s’efforce de développer depuis plusieurs années un travail avec différents partenaires à l’échelle européenne. La Belgique et ses lycées français est une étape importante. Ce d’autant que, comme le rappelle le vice-Président de la Maison d’Izieu, Bertrand Wert, bruxellois d’adoption :
"Les partenariats avec la Belgique sont anciens avec la Kaserne Dossin ou la Fondation Auschwitz. Cela fait plus de deux ans que nous travaillons à la venue d’une classe du lycée Jean Monnet. L’Europe est aujourd’hui au cœur du travail historique et pédagogique de la Maison d’Izieu. En effet, s’il est bien connu en soixante-dix ans après les faits que les victimes de la Shoah venaient de toute l’Europe, il a fallu du temps à la mémoire et à la pédagogie pour intégrer cette dimension et cette responsabilité-là. Ces enfants étaient en quelque sorte des européens avant l’heure. Ainsi à l’occasion de la commémoration du 70e anniversaire de la rafle, il a paru nécessaire à l’association de la Maison d’Izieu de mettre en avant cette question européenne. Et selon toute évidence, les lycéens de Bruxelles sont très bien placés pour symboliser cela, ce d’autant que le corps enseignant a tout de suite été très motivé par le projet."
Un voyage en partie financé par le député du Benelux Philip Cordery
C’est donc une classe de collégiens du lycée Jean Monnet qui viendra en voyage d’étude à Izieu du 3 au 6 avril prochain. Un déplacement soutenu financièrement par le député du Benelux Philip Cordery. Cette classe sera rejointe par des élèves des lycées français de La Haye et de Luxembourg ville.
Sur la route d’Izieu, ils s’arrêteront à Lyon pour visiter le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation, la prison du Fort Montluc – où les Enfants d’Izieu sont passés -, mais aussi la maison du Docteur Dugoujon à Caluire, où le chef de la Résistance et envoyé du Général de Gaulle, Jean Moulin, a été arrêté le 21 juin 1943.
Lancement d’une souscription nationale et européenne en présence du Premier-Ministre Jean-Marc Ayrault et du Président du Parlement européen Martin Schulz.
Le dimanche 6 avril au matin, ce sont des enfants et adolescents de France et d’Europe qui se réuniront pour apprendre, se souvenir et transmettre ce qu’il s’est passé il y a 70 ans dans ce village du Bas-Bugey. Ils seront rejoints par le Premier-Ministre Jean-Marc Ayrault et, symbole fort, par le Président du Parlement européen Martin Schulz qui poseront à cette occasion la première pierre du projet d’extension de la Maison d’Izieu.
Ce début des travaux sera aussi le moment de lancement d’une souscription nationale et européenne sous forme "d’appel aux dons" pour renforcer les activités de la Maison d’Izieu.
Notons que l’année dernière c’est le Commissaire européen Michel Barnier, originaire de la région, qui avait donné une dimension fortement européenne à la commémoration du 6 avril."
Deux pavés de mémoire ont été scellés devant leur dernier domicile anversois le 4 mars 2019 à l'initiative d'un administrateur de la maison d'Izieu et de l'Association Pour la mémoire de la Shoah.
https://memoireshoah.org/
https://www.facebook.com/nicole.weismann.5/videos/2772216052796457
http://www.memorializieu.eu/la-colonie-1943-1944/lieu-de-vie/les-membres-de-la-colonie/
Photos et recherches de témoignages @ C. B.
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