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PAIUC

Biography of Seindla PAIUC

Au n°17 Rue de Waroux à Liège habitait Seindla PAIUC, née le 20/09/1914 à Rezina Targ en Bessarabie et qui fut déportée par le XIème convoi.

Cette jeune femme fut déportée par le même convoi que la famille Nemeth-Sabovic, à partir de Malines vers Auschwitz.
Fille célibataire de Moshé Paiuc et de Hava Tetelman, Seindla était coiffeuse et fut arrêtée le 24 septembre 1942, détenue à la caserne Dossin à Malines et déportée le 26 septembre 1942 par le convoi n° XI, vers le camp de Auschwitz-Birkenau. Où elle fut assassinée le jour de son arrivée, le 28 septembre 1942.
Son numéro de prisonnier pendant son transport était le 2717.

Un pavé de mémoire a été posé en 2011 devant son dernier domicile.

Benjamin Verpoorten
Publié le mercredi 21 février 2018 à 19h05

Peut-être les avez-vous vus ? Peut-être même avez-vous marché dessus sans vous en rendre compte ! Les pavés de mémoire sont pourtant bien là, en plein centre de Liège ! Ils rendent hommage aux Juifs raflés durant la Seconde Guerre mondiale. Ces pavés, de 10 centimètres de côté, sont insérés dans les trottoirs devant des maisons où ces rafles ont eu lieu. Actuellement, on en compte une douzaine en cité ardente, et il y en aura bientôt 6 de plus. Derrière cet hommage, on retrouve l'association pour la mémoire de la Shoah. Elle a travaillé en collaboration avec deux écoles secondaires liégeoises dont l'Athénée Léonie de Waha. Pour permettre aux élèves concernés de bien comprendre les horreurs de la Shoah, un survivant les a rencontrés.

Un enfant caché

Nous sommes en 1942. À cette époque, la Belgique est occupée par les forces allemandes. Les rafles contre les Juifs sont nombreuses, y compris à Liège. C'est en cette période trouble que René Paiuc (francisé en Pailloucq) voit le jour en cité ardente. Mais le père du nourrisson craint les rafles. Pour épargner la vie de son dernier enfant (ses deux autres enfants sont morts dans les bombardements en 41), il décide de le confier à une famille d'athois.

René est caché par sa famille d'accueil qui l'élève comme son propre fils. Jamais la famille ne sera dénoncée, ce qui permettra à René de survivre à la guerre. En 1946, il retrouve sa mère biologique. Son père est décédé quelques mois après que René ait été confié à sa famille d'accueil. Mais les retrouvailles entre René et sa mère sont difficiles " Pour moi, c'était une étrangère. Je ne voulais pas vivre avec elle. Finalement, je me suis habitué, et je l'ai aimée plus que personne au monde".

Cette histoire, René tenait à la partager avec les étudiants du secondaire "Je veux encourager les jeunes à ne pas considérer la démocratie comme un cadeau éternel. Il faut être conscient que ça peut se perdre. Il faut avoir le courage de défendre la démocratie face à la barbarie".

Un pavé en mémoire de sa tante

À côté de l'histoire de René, il y a celle de sa tante, Seindla Paiuc. Arrêtée à Liège par les Allemands le 24 septembre 1942 et assassinée dans le camp d'Auschwitz 4 jours plus tard. Pour honorer sa mémoire, un pavé est installé devant son ancienne maison, rue de Waroux à Liège.

Ce symbole sera inauguré en mai prochain, avec 5 autres pavés, par l'association pour la mémoire de la Shoah et par des élèves de l'Athénée Léonie de Waha."

Ch.Berger

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