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Famille Cofman

Biografie von Ovsu dit Charles, Rachel und Monique Cofman

Au 69 de la rue d’Amiens habitent Ovsu, Rachel COFMAN et leur fille Monique.

Ovsu Cofman dit Charles, de nationalité roumaine, né le 3 avril 1907 à Kichinev en Roumanie, vit en France depuis 1926. Il est marchand ambulant en bonneterie jusqu’à ce que la législation d’aryanisation économique lui interdise de travailler. Rachel Cofman, son épouse de nationalité roumaine, née Stoczyk le 15 mai 1906 à Varsovie, vit en France depuis 1928 ; elle est marchande ambulante en bonneterie jusqu’à ce que la législation antisémite lui interdise d’exercer sa profession. Les époux Cofman ont perdu un enfant et Monique qui est née le 10 janvier 1939 est leur seule fille.
Lors de la 1ère rafle de Juifs de sexe masculin âgés de 18 à 54 ans, pendant le couvre-feu dans la nuit du 6 au 7 mai 1942, Ovsu Cofman est arrêté à son domicile par la police française parce que né juif, sur ordre de la section antijuive de la Gestapo de Paris transmis par la Sipo-SD (1) régionale. Il est détenu pendant cinq jours à la prison Bonne Nouvelle secteur allemand et le 12 mai, il est transporté par le train de 8 heures 37 à Paris gare Saint-Lazare ; puis un autobus réquisitionné le conduit dans le camp de Drancy, où il est interné. Le 18 juillet 1943, il est déporté par le convoi n°57 dans le centre de mise à mort d’Auschwitz où il est assassiné.
Lors de la deuxième rafle de familles étrangères et de six enfants français, dans la nuit du 9 au 10 octobre 1942, Rachel Cofman et sa fille Monique sont arrêtées à leur domicile par la police française, parce que nées juives, sur ordre de la section antijuive de la Gestapo de Paris, transmis par la Sipo-SD régionale. Elles sont conduites dans le centre d’internement de la rue Poisson, l’actuelle rue des Requis, installé dans une partie du collège Fontenelle, où elles restent confinées dans leur dortoir (2), jusqu’à l’aube du 16 octobre. Elles sont alors dirigées vers la gare rive droite, transférées par un train de Rouen à la gare du Bourget-Drancy et internées dans le camp. Le 6 novembre 1942, elles sont déportées par le convoi n°42 dans le centre de mise à mort d’Auschwitz où elles sont assassinées.

1) Sipo-SD = Sicherheitspolizei et Sicherheitsdienst : police de sûreté et service de sécurité (SS) ; la Sipo-SD régionale est installée rue du Donjon, près de la Tour Jeanne d’Arc.
2) Les internés sortent du dortoir uniquement pour les repas.

© Françoise Bottois

Au 69 rue d’Amiens, trois Stolpersteine ont été posées en septembre 2020 pour honorer leur mémoire.

Photos : © Liliane Ryszfeld / Archives départementales de Seine-Maritime.

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