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LINGLART

Biografie von Maurice LINGLART

Au n°72 Rue Hector Denis à Charleroi, habitait Maurice Linglart, résistant né en 1906, arrêté le le 02.02.1944 et enfermé à la prison de Charleroi, puis fusillé au TIR de Charleroi le 16.02.1944

"Maurice Linglart, installateur de chauffage central est arrêté par la Gestapo à la gare du Charleroi-Sud le 2 février 1944.
Il est alors en possession de 5 kilos d’explosifs et de 2 détonateurs. Maurice Linglart faisait partie du groupe des Insoumis, distribua des tracts politiques et renseigna le Front de l’Indépendance ; il fut également actif au sein du Mouvement National Belge. Incarcéré à Charleroi, il est exécuté en tant qu’otage au Tir de Marcinelle le 16 février 1944 en représailles pour le meurtre du capitaine Schaffler."

: https://www.charleroi-decouverte.be/pages/index.php?id=208
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DH.BE Charleroi :

Ce mercredi, onze nouveaux "pavés de mémoire" (Stolpersteine, en allemand) seront posés en hommage aux victimes du Tir de Marcinelle : des résistants, pour la plupart, exécutés sous l’occupation durant la Seconde Guerre Mondiale.

Fernand Blampain et Félix Luckhaus (Marcinelle), Robert Delahaye (Bouffioulx), Hersz Dobrzinski et Emile Daurel (Charleroi), Valentin Wathelet (Marchienne-au-Pont), Narcisse Evrard (Gilly), Achille Loscaux et Maurice Linglart (Dampremy), Louis Hannick (Monceau-sur-Sambre) et René Toussaint (Roux) : tous habitaient la région et y sont morts, parfois après un passage à Breendonck.

C’est l’association pour la Mémoire de la Shoah qui coordonne la pose de ces onze pavés, dont quatre seront placés par l’artiste allemand Günther Demnig qui a imaginé ces "pierres d’achoppement" en laiton, à positionner devant la porte de la dernière adresse des victimes. La fondation Auschwitz, de son côté, a participé avec les établissements scolaires pour recouper publications et archives pour identifier les victimes du nazisme.

Sur les 423 pavés déjà posés en Belgique, onze l’étaient déjà sur Charleroi et Marcinelle. Onze de plus viendront donc les compléter ce mercredi : "ça permet de rendre visible et physiquement palpable l’ampleur du nombre de personnes assassinées par l’occupant. L’ensemble des pavés constitue un vaste monument mémoriel traversant de part en part le continent européen" , explique la cellule provinciale Hainaut Mémoire.
JVK

Les pavés de Mémoire, Stolpersteine en allemand, terme qui plus précisément signifie ​“pierre d’achoppement”, ont été imaginés par Günther Demnig, un artiste allemand né en 1947 à Berlin. À son actif quelque 50.000 pavés, scellés de ses propres mains, ont été posés depuis 1993, pour des victimes du national-socialisme, dans 18 pays, dont environ 200 en Belgique. Chacun est positionné dans le trottoir devant la porte de la dernière adresse de la victime. Leur installation permet de rendre visible et physiquement palpable l’ampleur du nombre de personnes civiles assassinées par l’occupant. L’ensemble de ces pavés constitue un vaste monument mémoriel traversant de part en part le continent européen. Chaque pavé est recouvert d’une feuille de laiton indiquant le nom de la victime, ses dates et lieux de naissance, la date de son arrestation, la date et le lieu de son assassinat ou du retour.

En Belgique, les premiers pavés ont été posés en 2009, à Bruxelles. Charleroi voit ses premiers Stolpersteine posés en 2012, à l’initiative des familles des victimes.

Hier, une seconde série de pavés de la Mémoire étaient scellés devant le dernier domicile connu de onze héros carolos dans les localités de Marcinelle, Bouffioux, Marchienne-au-Pont, Gilly, Dampremy, Monceau-sur-Sambre, Roux et Charleroi où cette action à haute portée mémorielle le fut en présence de l’artiste en personne Günther Demnig, de l’échevine en charge des Associations patriotiques, Françoise Daspremont, des représentants de l’Armée secrète, de la Fondation Auschwitz ou encore Mémoire de la Shoah, deux associations qui coordonnent l’opération chez nous.

A Charleroi, notons-le, cette action s’inscrit également dans le cadre du travail entrepris par Hainaut Mémoire et le service Jeunesse de la Ville de Charleroi consistant à mettre en valeur, notamment auprès des plus jeunes, un site de Mémoire assez méconnu dans la région de Charleroi : le Tir de Marcinelle où ont été fusillés bien des résistants. La pose d’un pavé, après bien d’autres initiatives concrétisées avec les enfants sur cet endroit qui fut le théâtre du massacre de cinquante personnes, essentiellement des Résistants, est donc également un objectif pédagogique bien concret pour développer chez les élèves une prise de conscience citoyenne. "

C.B.

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