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KIBEL

Biografie von Abraham KIBEL

Au 38 Rue Chavannes à Charleroi habitait la famille Kibel - Berenholc.

Abraham KIBEL vit le jour en Pologne le 14/01/1900, arrêté par les Nazis le 07.08.1941 et détenu à la Citadelle de HUY, ensuite à Breendonck, il fût transféré à La Kazerne Dossin de Malines parce qu'il était juif en vue de le déporter par le XIXème convoi en janvier 1943 vers Auschwitz, où il fut assassiné.
Marié et père d'une petite fille, son épouse et sa fille ont été cachées et ont survécus

Un Pavé en sa mémoire a été posé en 2012 à l'initiative de la Fondation Auschwitz et en partenariat avec l'Association pour la Mémoire de la Shoah.

"Abraham Kibel, également Abram, est né le 14 janvier 1900 en Pologne. Il était le fils de David Kibel et de Celda née Celnik. Il a épousé Gitla née Berenholc, aussi appelée Jenny. Le couple avait au moins une fille, Mariette. Il y a un petit écart dans sa profession : Selon le rapport de Yad Vashem sur sa mort, il travaillait comme vendeur ambulant (marchand ambulant). Selon le rapport de Yad Vashem sur sa femme et sa fille, l’entreprise familiale avait des employés. Il fut arrêté le 7 août 1941, arrêté à la Citadelle Huy Breendonck, déporté au camp de concentration d’Auschwitz le 15 janvier 1943 et y fut assassiné.

L’épouse de Kibel, Gitla, et sa fille Mariette, ont miraculeusement survécu à la Seconde Guerre mondiale avec l’aide de deux Belges Renée Bouffioux et Albert Halloy.

Source : Wikiwand

Le premier "pavé de mémoire" de Charleroi

Le 23 juin 2012, deux premiers pavés de mémoire de Charleroi sont posés dans les rues de la ville. Charleroi rejoint alors un réseau de villes belges et européennes qui, par ce geste, perpétuent le souvenir des victimes du nazisme.

Premier pavé de mémoire de Charleroi, à la mémoire de Herszek ROJTMAN A l'origine de cette initiative, le berlinois Gunter Demnig. L'idée lui vient en 1993, lors d'une cérémonie de commémoration de la déportation de Roms.
A partir de 1995, Demnig commence à poser dans les rues de Cologne et de Berlin, sans autorisation, ses premiers pavés de mémoire, qui prennent le nom de Stolpersteine. Ces pavés de laiton rappellent les noms de personnes déportées dans des camps de concentration ou de la mort, parce qu’elles étaient Juives, Roms, handicapées, homosexuelles, membres de la Résistance, ou opposées au régime. Les pavés sont intégrés aux trottoirs, au-devant de leur dernier domicile avant leur déportation. Le projet est remarqué, et en quelques années; plusieurs milliers de pavés sont posés en Allemagne ainsi que dans d’autres pays d’Europe, notamment en Autriche, en Hongrie, en Italie, et aux Pays-Bas.
Les premiers pavés sont posés en Belgique en 2009, à Bruxelles. D’autres villes suivent, et Charleroi voit ses premiers Stolpersteine posés en 2012, à l’initiative des familles des victimes.
Ces deux premiers pavés honorent la mémoire de Herszek ROJTMAN, qui vivait au boulevard Paul Janson, et de Abraham KIBEL, à la rue Marie Danse. Né à Stoczek, en Pologne, le 22 mai 1907, Herszek Rojtman s’installe en Belgique, à Charleroi. Il sera déporté et décède à Auschwitz en juillet 1943.
Le site Internet de Yad Vashem reprend quelques informations le concernant, notamment sa photographie.
Jusqu'à la fin du XIXième siècle, Charleroi ne compte que très peu, voire à certains moments aucune, personnes de confession juive. La communauté Juive de Charleroi se développe réellement au lendemain de la première guerre mondiale.

De nombreuses familles quittent les pays d’Europe de l’Est en plein marasme économique, et rejoignent les pays de l’Europe de l’Ouest. En Belgique, quatre villes accueillent principalement la Communauté : Anvers, Bruxelles, Liège et Charleroi ; les bassins industriels wallons sont à la recherche de main d’œuvre et les régions liégeoise et carolorégienne voient arriver plusieurs centaines de familles.
Les hommes s’engagent dans l’industrie lourde ou dans les charbonnages, mais quittent dès qu’ils le peuvent ces métiers, pour ouvrir un commerce ou se tourner vers l'artisanat.
A Charleroi, un petit « quartier juif » se forme. Son épicentre est la rue Chavannes. De petits commerces ouvrent rue Neuve, de la Régence, au boulevard Bertrand,… On y trouve épiciers, restaurateurs, bouchers, coiffeurs, cordonniers,…
La communauté croît, et le 14 mai 1928, un Arrêté Royal reconnaît l’existence de la Communauté Israélite de Charleroi. Arrive cependant rapidement la crise économique des années 30, suivie par la montée des extrémismes. Hitler arrive au pouvoir en Allemagne en 1933 ; en 1936, en Belgique, 21 députés rexistes sont élus aux élections législatives.

La seconde guerre mondiale ne tarde pas à éclater : le 10 mai 1940, la Belgique est envahie par l’Allemagne ; le pays capitule le 28 du même mois. S’en suivent des mesures contraignantes et des restrictions envers la communauté Juive. Le 29 août 1941, une ordonnance confine les juifs dans quatre villes : ils ne peuvent élire domicile qu’à Anvers, Bruxelles, Liège, et Charleroi.

En septembre 1942, Charleroi est victime d’une rafle ; un convoi part pour la déportation… 38% des Juifs enregistrés à Charleroi sont déportés.

Pavés à Marcinelle (rue de l'Energie) en mémoire de Michel WISLITSKI et Frymeta GINSBERG Au lendemain de la guerre, la Communauté est fortement affaiblie, et a du mal à se relever. De nouvelles familles rejoignent la région en demande de main d’œuvre, mais le dynamisme que la communauté connaissait avant-guerre ne renaîtra pas.
Une petite communauté continue cependant à exister, et s’efforce de poursuivre ses activités. Une nouvelle synagogue est bâtie en 1961 à la rue Pige-au-Croly ; c’est la seule en province du Hainaut. Le bâtiment abrite le Musée de la Mémoire des Justes parmi les Nations. La Communauté participe également au GRAIR, le Groupe de Rencontres et d'Actions Inter Religieuses.

Le 23 octobre 2013, quatre nouveaux pavés sont posés dans les rues de la Ville-Haute: à la hauteur du 60 de la rue de la Régence, aux noms de Nuchem et Rosa BIALEK et d'Abraham KEUSCH ; à la rue Chavannes, 38 au nom de Feldon IZRAEL.
Le 29 octobre 2014, deux pavés sont posés rue de l'Energie à Marcinelle (n°64) en mémoire de Michel WISLITSKI et son épouse Frymeta GINSBERG.
Le 15 février 2015, un pavé est posé rue de la Régence (n°65) au nom de Josek MACHNOWSKI.
Le 10 février 2018, deux pavés sont posés en la mémoire d'Oscar et Eglantine PETIT à la rue de la Régence (n°37). Militants au sein du Front de l'Indépendance, les Petit furent déportés au camp de concentration d'Ellrich, puis au camp de concentration de Ravensbrück où ils périrent en mars 1945. Si la pose de ces pavés de mémoire dans les rues de la ville a pour but premier d’honorer la mémoire des victimes du nazisme, elle permet également de rappeler l’existence d’une communauté qui fut autrefois importante à Charleroi, et qui participa activement à la vie de la ville et à son développement.

La pose de pavés peut être demandée sur le site http://www.restitution.be/ Liste des pavés posés à Charleroi Date de pose Adresse

En mémoire de 23 juin 2012 Boulevard Paul Janson, 6 – 6000 Charleroi
Herszek ROJTMAN 23 juin 2012 Rue Marie Danse, 39 – 6000 Charleroi

"Abraham KIBEL 23 octobre 2013 Rue Chavannes, 38 – 6000 Charleroi "

Feldon IZRAEL 23 octobre 2013 Rue de la Régence, 60 – 6000 Charleroi
Nuchem BIALEK 23 octobre 2013 Rue de la Régence, 60 – 6000 Charleroi

Rosa BIALEK 23 octobre 2013 Rue de la Régence, 60 – 6000 Charleroi
Abraham KEUSCH 29 octobre 2014 Rue de l'Energie, 64 – 6001 Marcinelle

Michel WISLITSKI 29 octobre 2014 Rue de l'Energie, 64 – 6001 Marcinelle

Frymeta GINSBERG 15 février 2015 Rue de la Régence, 65 – 6000 Charleroi

Sources / AGR- Fondation Auschwitz

C.B

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