Biografie von Nuchem und Rosa BIALEK
Au n°60 Rue de la Régence à Charleroi habitait la famille Bialek-Nosek.
Rosa BIALEK était une jeune tailleuse née le 20 décembre 1920 à Lodz en Pologne, fille de Dreijzla NOSEK et de Nuchem BIALEK, né le 8 mars 1898 à Pajeczno ( Pologne) et qui était Boucher.
Convoquée avec son père à la Kazerne Dossin de Malines, tous deux y furent détenus et ensuite déportés par le IIème convoi parti le 11 Août 1942 vers Auschwitz.
Rosa et son père Nuchem Bialek n'ont pas survécus à la déportation.
Deux pavés en leur mémoire ont été scellés le 23 octobre 2013, devant leur dernier domicile. Une pose organisée par l'Association pour la Mémoire de la Shoah, à la demande de leurs familles.
"Le 23 juin 2012, deux premiers pavés de mémoire de Charleroi sont posés dans les rues de la ville. Charleroi rejoint alors un réseau de villes belges et européennes qui, par ce geste, perpétuent le souvenir des victimes du nazisme.
"Premier pavé de mémoire de Charleroi, à la mémoire de Herszek ROJTMAN A l'origine de cette initiative, le berlinois Gunter Demnig. L'idée lui vient en 1993, lors d'une cérémonie de commémoration de la déportation de Roms.
A partir de 1995, Demnig commence à poser dans les rues de Cologne et de Berlin, sans autorisation, ses premiers pavés de mémoire, qui prennent le nom de Stolpersteine. Ces pavés de laiton rappellent les noms de personnes déportées dans des camps de concentration ou de la mort, parce qu’elles étaient Juives, Roms, handicapées, homosexuelles, membres de la Résistance, ou opposées au régime. Les pavés sont intégrés aux trottoirs, au-devant de leur dernier domicile avant leur déportation. Le projet est remarqué, et en quelques années; plusieurs milliers de pavés sont posés en Allemagne ainsi que dans d’autres pays d’Europe, notamment en Autriche, en Hongrie, en Italie, et aux Pays-Bas.
Les premiers pavés sont posés en Belgique en 2009, à Bruxelles. D’autres villes suivent, et Charleroi voit ses premiers Stolpersteine posés en 2012, à l’initiative des familles des victimes. Ces deux premiers pavés honorent la mémoire de Herszek ROJTMAN, qui vivait au boulevard Paul Janson, et de Abraham KIBEL, à la rue Marie Danse. Né à Stoczek, en Pologne, le 22 mai 1907, Herszek Rojtman s’installe en Belgique, à Charleroi. Il sera déporté et décède à Auschwitz en juillet 1943.
Le site Internet de Yad Vashem reprend quelques informations le concernant, notamment sa photographie.
Jusqu'à la fin du XIXième siècle, Charleroi ne compte que très peu, voire à certains moments aucunes personnes de confession juive. La communauté Juive de Charleroi se développe réellement au lendemain de la première guerre mondiale.
Rosa BIALEK born on 20/12/1920 and Nuchem BIALEK born on 08/03/1898, both deported by the 2nd convoy to Auschwitz.
On June 23, 2012, two first Charleroi memory paving stones were laid in the streets of the city. Charleroi then joined a network of Belgian and European cities which, by this gesture, perpetuate the memory of the victims of Nazism.
First pavement of memory of Charleroi, in memory of Herszek ROJTMAN At the origin of this initiative, the Berliner Gunter Demnig. The idea came to him in 1993, during a ceremony to commemorate the deportation of Roma. From 1995, Demnig begins to pose in the streets of Cologne and Berlin, without authorization, his first cobblestones of memory, which take the name of Stolpersteine. These brass cobblestones recall the names of people deported to concentration or death camps because they were Jewish, Roma, disabled, homosexual, members of the Resistance, or opposed to the regime. The paving stones are integrated into the sidewalks, in front of their last home before their deportation. The project is noticed, and in a few years; several thousand pavers are laid in Germany as well as in other European countries, notably in Austria, Hungary, Italy, and the Netherlands. The first paving stones were laid in Belgium in 2009, in Brussels. Other cities follow, and Charleroi sees its first Stolpersteine installed in 2012, on the initiative of the families of the victims. These first two paving stones honor the memory of Herszek ROJTMAN, who lived on boulevard Paul Janson, and of Abraham KIBEL, on rue Marie Danse. Born in Stoczek, Poland, on May 22, 1907, Herszek Rojtman settled in Belgium, in Charleroi. He was deported and died in Auschwitz in July 1943. Yad Vashem's website contains some information about him, including his photograph. Until the end of the 19th century, Charleroi had very few, if at all, none, people of the Jewish faith. The Jewish community of Charleroi really developed in the aftermath of the First World War.
In September 1942, Charleroi was the victim of a roundup; a convoy leaves for deportation… 38% of the Jews registered in Charleroi are deported.
Paving stones at Marcinelle (rue de l'Energie) in memory of Michel WISLITSKI and Frymeta GINSBERG In the aftermath of the war, the Community was greatly weakened and had difficulty recovering. New families join the region in demand for labor, but the dynamism that the community knew before the war will not be reborn. A small community continues to exist, however, and strives to continue its activities. A new synagogue was built in 1961 on rue Pige-au-Croly; it is the only one in the province of Hainaut. The building houses the Museum of the Memory of the Righteous Among the Nations. The Community also participates in GRAIR, the Group of Inter Religious Meetings and Actions.
De nombreuses familles quittent les pays d’Europe de l’Est en plein marasme économique, et rejoignent les pays de l’Europe de l’Ouest. En Belgique, quatre villes accueillent principalement la Communauté : Anvers, Bruxelles, Liège et Charleroi ; les bassins industriels wallons sont à la recherche de main d’œuvre et les régions liégeoise et carolorégienne voient arriver plusieurs centaines de familles.
Les hommes s’engagent dans l’industrie lourde ou dans les charbonnages, mais quittent dès qu’ils le peuvent ces métiers, pour ouvrir un commerce ou se tourner vers l'artisanat.
A Charleroi, un petit « quartier juif » se forme. Son épicentre est la rue Chavannes. De petits commerces ouvrent rue Neuve, de la Régence, au boulevard Bertrand,… On y trouve épiciers, restaurateurs, bouchers, coiffeurs, cordonniers,…
La communauté croît, et le 14 mai 1928, un Arrêté Royal reconnaît l’existence de la Communauté Israélite de Charleroi. Arrive cependant rapidement la crise économique des années 30, suivie par la montée des extrémismes. Hitler arrive au pouvoir en Allemagne en 1933 ; en 1936, en Belgique, 21 députés rexistes sont élus aux élections législatives.
La seconde guerre mondiale ne tarde pas à éclater : le 10 mai 1940, la Belgique est envahie par l’Allemagne ; le pays capitule le 28 du même mois. S’en suivent des mesures contraignantes et des restrictions envers la communauté Juive. Le 29 août 1941, une ordonnance confine les juifs dans quatre villes : ils ne peuvent élire domicile qu’à Anvers, Bruxelles, Liège, et Charleroi.
En septembre 1942, Charleroi est victime d’une rafle ; un convoi part pour la déportation… 38% des Juifs enregistrés à Charleroi sont déportés.
"Pavés à Marcinelle (rue de l'Energie) en mémoire de Michel WISLITSKI et Frymeta GINSBERG Au lendemain de la guerre, la Communauté est fortement affaiblie, et a du mal à se relever. De nouvelles familles rejoignent la région en demande de main d’œuvre, mais le dynamisme que la communauté connaissait avant-guerre ne renaîtra pas.
Une petite communauté continue cependant à exister, et s’efforce de poursuivre ses activités. Une nouvelle synagogue est bâtie en 1961 à la rue Pige-au-Croly ; c’est la seule en province du Hainaut. Le bâtiment abrite le Musée de la Mémoire des Justes parmi les Nations. La Communauté participe également au GRAIR, le Groupe de Rencontres et d'Actions Inter Religieuses.
Le 23 octobre 2013, quatre nouveaux pavés sont posés dans les rues de la Ville-Haute: à la hauteur du 60 de la rue de la Régence, aux noms de Nuchem et Rosa BIALEK et d'Abraham KEUSCH ; à la rue Chavannes, 38 au nom de Feldon IZRAEL.
Le 29 octobre 2014, deux pavés sont posés rue de l'Energie à Marcinelle (n°64) en mémoire de Michel WISLITSKI et son épouse Frymeta GINSBERG.
Le 15 février 2015, un pavé est posé rue de la Régence (n°65) au nom de Josek MACHNOWSKI.
Le 10 février 2018, deux pavés sont posés en la mémoire d'Oscar et Eglantine PETIT à la rue de la Régence (n°37). Militants au sein du Front de l'Indépendance, le couple Petit fût déporté au camp de concentration d'Ellrich, puis au camp de concentration de Ravensbrück où ils périrent en mars 1945.
Si la pose de ces pavés de mémoire dans les rues de la ville a pour but premier d’honorer la mémoire des victimes du nazisme, elle permet également de rappeler l’existence d’une communauté qui fut autrefois importante à Charleroi, et qui participa activement à la vie de la ville et à son développement."
Sources /Kazerne Dossin- AGR- AMS
C.Berger
Medien
Fotos
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Danke an Martin Schreyer, Claudia Körner, Anett Humboldt, Peter Hein und 6 weitere.Stolpersteine in der Nähe
Abraham KEUSCH< 10 m
Josek MACHNOWSKI20 m
Oscar PETIT80 m
Emile Guillaume DAUREL90 m
Hersz DOBRZINSKI100 m
Israël FELDON100 m