Biografie von David FRYDMAN, Hena KIERKOWSKI épouse FRYDMAN und 3 weitere
Au n°164 rue Sainte-Marguerite à Liège (une maison qui n'existe plus ) habitait la famille Frydman- Kierkowski.
David Frydman né le 25.12.1905 à Cheret et Hena Kierkowski son épouse qui naquit le 23.03.1905 en Pologne (Czestochowa et Przyrow), émigrèrent à Liège au début des années 30 à Tilleur puis à Glain, où le chef de famille exerça le métier de coiffeur.
En 1942, lors de la déportation des Juifs d’Europe, la famille comptait trois enfants âgés de 14, 12 et 9 ans.
Le nom et l’adresse de David Frydman, le père de famille, avait été docilement livré par l’administration communale de Liège à l’occupant nazi, lequel l’a déporté pour travailler à l’érection du Mur de l’Atlantique au camp de Dannes-Camier, avant de l’envoyer à Auschwitz par le XIème convoi.
Son épouse, Hena Frydman-Kierkowski et ses 2 enfants cadets, Szajndla - 12 ans et Charles - 9 ans, ont été arrêtés à leur domicile le 11 septembre 1942, alors que Frajdla, l’ainée, âgée de 14 ans avait été cachée chez des voisins.
Conduits au « centre de transit » installé dans la caserne Dossin à Malines, ils en seront déportés dès le lendemain par le IXème convoi vers Auschwitz, où ils furent assassinés.
Frajdla sera arrêtée, vraisemblablement sur dénonciation, un an plus tard, le 21 novembre 1943. Elle sera déportée à Auschwitz par le XXIIIème convoi du 15 janvier 1944, où son père avait été également déporté entretemps.
Seule Frajdla survivra à un an de camp et à la marche de la mort, alors que son père y succombera à la fin de la guerre.
"A Liège, le Centre scolaire S2J, l’Association pour la Mémoire de la Shoah, Territoires de la Mémoire et la Fondation Auschwitz s’associent pour placer et inaugurer publiquement des Pavés de la Mémoire aux noms de David Frydman, de son épouse Hena Frydman-Kierkowski et de leurs enfants Frajdla, Szajndla et Charles, victimes de l’antisémitisme nazi.
Le rendez-vous ouvert à tout public est fixé vendredi 24 janvier à 13h, au Centre Scolaire Libre S2J, 14 rue Général Bertrand, à Liège. C’est là que débuteront les cérémonies d’hommage à la famille Frydman-Kierkowski dont tous les membres, à l’exception de Frajdla, ont été assassinés dans les camps. Les partenaires du projet rappelleront, notamment aux élèves, l’importance de la mémoire de la Shoah et de la lutte contre le racisme et contre l’antisémitisme.
C’est à leur adresse, 164 Rue Sainte-Marguerite à Liège, située à deux cents mètres de l’école, non loin de la gare des bus TEC empruntée quotidiennement par plusieurs centaines d’élèves, que les 5 Pavés de Mémoire seront inaugurés. Le choix de ces victimes a été mûrement réfléchi par les promoteurs de ces pavés : trois enseignants du Centre Scolaire Libre S2J. Il vise à ancrer le plus possible le travail de mémoire dans le quartier et le quotidien de leurs élèves.
Des élèves adolescents ont préparé l’inauguration, à laquelle ils participeront activement. Lecture sera faite de plusieurs textes de référence (Albert Niemöller, Charlotte Delbo). Les parcours des vies des cinq membres de la famille Frydman seront rappelés. L’événement s’inscrit ici dans une démarche mémorielle profonde et intense dont la préparation pédagogique commencée il y a un an, a conduit les élèves à rencontrer des témoins de l’époque (Simon Gronowski et Paul Sobol); à se rendre à Malines au Musée Kazerne Dossin comme au Fort de Breendonk et à préparer activement un voyage à venir de 4 jours en Pologne (Cracovie, Plaszow et Auschwitz-Birkenau) prévu durant le congé pascal d’avril 2020.
Le fait que les élèves du Centre Scolaire Libre S2J soient issus de cultures, de langues maternelles et de confessions différentes, donne une force et une profondeur particulière au projet.
Les Pavés de la Mémoire offrent aux professeurs et aux élèves l’opportunité de s’investir dans une démarche mémorielle au cœur même de leur ville, dans le quartier qu’ils habitent et/ou fréquentent l’école. Ils permettent de dépasser le stade de l’abstraction (le nombre de victimes) en mettant un nom, un visage, un parcours de vie sur des destins précis et concrets. Ils rappellent la foi de ses promoteurs en une société multiculturelle, respectueuse de tous, quelle que soit sa différence, sa singularité, sa richesse. Ils s’inscrivent enfin dans une série d’actions visant à dénoncer et à lutter contre le retour en force de l’antisémitisme et conte toute forme de racisme et d’exclusion."
Chaussée de Waterloo, 632
1050 Ixelles
Tél. 02 347 50 65 et 0493 98 34 23
22/01/2020 AMS-VHS
"Frydman Frajdla, écolière lorsqu'elle fut arrêtée et déportée est revenue d'Auschwitz et de la marche de la mort le 12.05.1945 en Belgique, seule rescapée de la famille."
Journal L'AVENIR :
Vendredi, cinq pavés de la mémoire ont été inaugurés à Liège. Ils ont été placés rue Sainte-Marguerite, à l’endroit où vivait autrefois la famille juive d’origine polonaise Frydman-Kierkowski, déportée durant la guerre.
Cette inauguration a été portée par un groupe de 30 élèves et trois membres du corps enseignant du centre d’enseignement liégeois S2J. «Les jeunes se questionnent beaucoup sur la Shoah. Dans notre établissement, ils sont nombreux à faire partie de familles d’immigrés et ils subissent la stigmatisation. On a donc observé une réelle motivation de la part des élèves pour ce projet», explique Philippe Renette, professeur de langue.
Si l’école et ses trois membres du personnel en charge de la mémoire sont à l’origine du projet, ils ont pu le concrétiser avec l’aide de l’Association pour la Mémoire de la Shoah, du Territoire de la Mémoire et de la Fondation Auschwitz.
Vendredi, des membres de chaque association, ainsi que plusieurs étudiants, ont pris la parole durant la cérémonie. Cette dernière s’est ensuite prolongée dans la rue Sainte-Marguerite, là où autrefois se tenait la maison de la famille Frydman-Kierkowski.
David Frydman, coiffeur, et Hena Kierkowsk, mère au foyer, avaient quitté la Pologne pour arriver à Liège en 1929. Ils avaient trois enfants de 14, 12 et neuf ans lorsque le père a été livré par l’administration communale de Liège à l’occupant nazi. Il a d’abord été déporté pour travailler sur le Mur de l’Atlantique au camp de Dannes-Camier, avant d’être déporté vers Auschwitz.
Cette même année, son épouse Hena et deux de leurs enfants, Szajndla et Charles, ont été arrêtés chez eux et envoyés à Auschwitz. Leur fille ainée, Frajdla, sera cachée par des voisins. Arrêtée un an plus tard, elle sera également déportée à Auschwitz. Elle sera la seule à en sortir vivante.
En Belgique, plus de 500 pavés de ce type ont déjà été inaugurés. Une quinzaine d’entre eux marquent le sol liégeois de leur mémoire. «Un rappel discret et percutant de notre histoire», comme l’a énoncé l’une des étudiantes de l’établissement lors de son discours.
Après avoir visité la Caserne Dossin, ce devoir de mémoire se terminera en avril prochain pour les élèves de l’établissement S2J, par la visite des Camps d’Auschwitz et de Birkenau en Pologne. «On proposera ensuite aux élèves de partager leur expérience avec les membres de leurs classes respectives. On préparera également une exposition sur notre voyage, qui sera présentée à la journée portes ouvertes», poursuit Philippe Renette."
https://www.s2j.eu/photos/paves-de-memoire-2/
Sources /Kazerne Dossin-AGR-AMS
C.Berger
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