Biografie von Hans AMENT
Au n°257 Lange Leemstraat à Anvers - Antwerpen habitait la famille Ament.
Hans AMENT était le 2ème enfant du couple et le petit frère d'Alfred né en 1927.
Ce jeune garçon vit le jour à Vienne, en Autriche, le 15 février1934. Il arriveà Anvers à l'âge de 4 ans avec ses parents et son frère ainé, afin de fuir les Nazis.
Toute la famille est partie vers la France à l'arrivée des Allemands en mai 1940, le père Max est arrêté par les Français car il possédait un passeport allemand et est enfermé dans le camp de Rivesaltes. Ensuite et grâce à l'OSE, Hans fut caché à la tristement célèbre Maison d'IZIEU.
Ce petit garçon a été déporté en mai 1944 par le 75ème convoi de Drancy en France, et assassiné à Auschwitz. Son seul crime aux yeux des Nazis, comme pour 6 millions d'autres personnes, fut d'être né juif.
Pour cet enfant âgé de 10 ans, un pavé de mémoire a été posé le 5 mars 2019 devant son dernier domicile en Belgique, afin qu'il ne tombe pas dans l'oubli.
Une pose à l'initiative de l'Association Pour la Mémoire de la Shoah et d'un administrateur de la maison D'Izieu. Et organisée par eux.
https://memoireshoah.org/
Voici une petite biographie de ses 10 ans de vie :
"Hans Max Ament nait le 15 février 1934 à Vienne en Autriche et fut assassiné le 4 juin 1944, à Auschwitz en Pologne. Il est l'un des 44 Enfants d'Izieu arrêtés lors de la Rafle du 6 avril 1944, déportés et assassinés à Auschwitz.
Sa famille avait reçu en mars 1940 un visa pour les États-Unis, mais attendit en vain des places sur un bateau pour fuir les Nazis.
Son père, Max Ament est un fabriquant à Vienne, né le 28 juin 1895, à Sanok, en Pologne.
Sa mère, Ernestina (Ernestine) Ament, est née en Hongrie.
Il a un frère aîné, Alfred Ament qui est né le 15 septembre 1927 à Vienne et ce grand frère lui apprend à se servir de sa bicyclette.
Hans Ament a 4 ans quand les Allemands annexent l'Autriche. En décembre 1938 ou au début de 1939, la famille se réfugie à Anvers, ville portuaire en Belgique et fait une demande de visas pour les États-Unis. Le jeune Hans va à l'école et apprend vite le néerlandais,
Ils reçoivent ces documents en mars 1940, mais sont dans l'attente de places sur un bateau qui puisse les emmener en Amérique, mais en mai 1940 les Allemands envahissent la Belgique.
La famille Ament part à Paris au printemps 1940.
Le père de Hans Ament, qui possède un passeport allemand, est arrêté et envoyé au camp de Rivesaltes.
Au printemps de 1941, la mère de Hans Ament vend la collection de timbres de son fils aîné pour pouvoir se nourrir. Elle vend plus tard, sa bague de fiançailles.
Lorsque la famille reçoit l'ordre pour se présenter dans un "camp de rassemblement", ils fuient vers Marseille, alors en Zone libre.
Ernestina Ament avait choisi d'aller à Marseille avec ses enfants dans l'espoir de retrouver son mari. Max Ament avait demandé un transfert au Camp des Milles, près d'Aix-en-Provence. Il reçoit l'autorisation d'aller les rencontrer à la gare puis retourne au camp.
A Marseille, Hans va à l'école publique et apprend le Français.
En 1942, Ernestine Ament est atteinte de la tuberculose.
Au début de 1943, Max le père de Hans est transféré du Camp des Milles vers Drancy.
Max Ament est déporté par le Convoi 50, en date du 4 mars 1943, du Camp de Drancy vers Sobibor ou Maidanek.
Hans est envoyé à la Maison d'Izieu et son frère est placé dans un home pour adolescents.
Hans Ament arrive à Izieu, le 21 septembre 1943 et sa mère est hospitalisée 6 mois plus tard, le 23 mars 1944.
Âgé de 10 ans, il est arrêté avec les autres enfants d'Izieu, dans la Rafle du 6 avril 1944.
Il est déporté par le Convoi 75, en date du 30 mai 1944, du Camp de Drancy vers Auschwitz où il est assassiné le 4 juin 1944.
Sa mère est décédée à Hauteville, Ain, le 7 août 1944. Elle était dans la section prison de l'hôpital, car elle était juive.
Son frère, Alfred Ament, est emmené clandestinement en Suisse, en mars 1944 par l'Œuvre de secours aux enfants. (OSE)
Seul Alfred Ament a survécu à la Shoah et émmigre après la guerre aux États-Unis, où il devient un témoin de la Shoah.
Lettre envoyée à sa mère:
Il existe une lettre, accompagnée de son dessin en couleur, de Hans Ament à sa mère, Ernestina Ament, souffrant de la tuberculose et confinée au sanatorium L'Espérance de Hauteville (Ain), près d'Izieu.
Lettre retranscrite textuellement et écrite par un petit garçon dont la langue maternelle était l'allemand. Hans a été en classe maternelle et primaire en néerlandais en Belgique et avant son assassinat, il a suivi quelques cours de français à la maison d'Izieu.
« Chère maman,
J'ai reçu ta lettre qui me fait plaisir et je
te remercie je ne t'ai pas écrit parceque je n'avais
pas de carte mais un garçon m'en a donné
ici il neige presque plus.
esque tu est presque guéris et si est bien la-bat.
je mange bien et je suis en bonne santé. esqu'il fait froid chez toi
et écrit moi si il neige, quand il y avait beaucoup
de neige ici on allait faire de la luge à des pente. on s'amusait très bien. écrit à fredy
qu'il doit pas m'écrire en allemang.
a la colonie il y a un beau chien nome Tomi
l'école est dans la maison il y à une maitresse
expès pour faire l'école. elle nous apprend
bien. a cote de la maison il y a une ferme
avec quatre chien. je t'embrasse 100000000
fois bien fort ton fils jeannot qui pense
toujours à toi
jeannot »
Historique de la colonie de la maison d'Izieu :
"En 1943, le petit village d'Izieu se trouve en zone d'occupation italienne. Ce qui lui permet d'échapper aux lois antisémites appliquées par le régime de Vichy en zone libre depuis l'automne 1940.
En mai 1943, Sabine et Miron Zlatin, mandatés par l'Oeuvre de Secours aux Enfants (OSE), y installent en accord avec les autorités une colonie d'enfants juifs. Le confort est sommaire, mais qu'importe. Ici, ils sont en sécurité.
En un an, cent cinq enfants juifs et quelques adultes ont été accueillis pour les soustraire aux persécutions antisémites. Mais ce répit est de courte durée, ébranlé le 8 septembre 1943 par la capitulation de l'Italie. Le 6 avril 1944, sur ordre de Klaus Barbie, des hommes de la Gestapo et de l'armée allemande raflent tous les juifs qui se trouvaient dans la maison. Miron Zlatin est envoyé à Reval (aujourd'hui Tallin en Estonie) pour y être fusillé.
En 1987, au lendemain du procès de Klaus Barbie, déclaré coupable de crime contre l'humanité, s'est constituée autour de Sabine Zlatin et de l'ancien sous-préfet de Belley, Pierre-Marcel Wiltzer, l'Association du Musée-mémorial d'Izieu. Il s'agissait pour les fondateurs de lancer une souscription permettant de racheter les bâtiments et d'y créer un musée ayant pour thèmes : les enfants juifs d'Izieu et le crime contre l'humanité."
Sources : Yad Vashem et Maison d'Izieu
Hans fut arrêté avec les autres enfants de la maison d'Izieu et déporté le 30 mai 1944 de Drancy à Auschwitz, où il fut assassiné. Sa mère Ernestina mourut au sanatorium en août 1944. Son frère Alfred émigra aux Etats-Unis après la guerre. En 1986, Alfred Ament soumit des Feuilles de témoignage à Yad Vashem en mémoire de son père, Max et de son frère, Hans.
Voici l'histoire tragique de cette famille qui a lutté pour survivre..
Alfred Ament seul survivant est décédé aux USA vers le 13 juillet 2025.
Recherches de témoignages et photos : Ch. Berger
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