[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"place-5018":3,"supporters":43,"nearby-5018":51},{"id":4,"title":5,"text":6,"photos":7,"videos":14,"audio":15,"coords":16,"stones":19,"town":36},"5018","Le couple Aszendorf","Le dernier domicile librement choisi de Bronislawa et Isaac ASZENDORF se trouve dans la cour intérieure de la maison située au 23, place de Verdun.\r\n\r\nBronislawa Aszendorf, née Redner le 26 avril 1907 à Lwow (Lviv), de nationalité polonaise, est arrivée dans l’Eure en 1939 pour rejoindre son mari Isaac. Le couple s’est marié en 1937 à l’occasion d’un voyage d’Isaac à Lwow. À cette date,  Bronislawa habitait au 70, rue Szpitalna.  Le 26 mai 1939, après de nombreuses démarches et ayant fourni toutes les pièces demandées pour obtenir un visa d'entrée en France, elle a rédigé une lettre à la présidence de la République : \"Je m'adresse à vous non pas comme la dame du Président de la République Française mais comme une femme qui pourra comprendre ma situation tragique [...] Je me trouve vraiment d'être dans une situation déplorable d'être si longtemps séparé de mon maris\". À la fin de l'année 1939, elle a enfin pu rejoindre son mari à Pont-Audemer où elle était d'abord \"sans profession\", puis elle y a exercé le métier de couturière. La préfecture de l’Eure lui a délivré une carte d’identité d’étrangère le 20 mars 1940.\r\n\r\nIssak Aszendorf, né le 6 février 1902 à Mielnica, de nationalité polonaise,  est arrivé en France le 6 octobre 1930. Il était représentant commercial de l’entreprise Olpok (Lwow), ce qui lui a permis d'entrer en France avec un visa professionnel. Il a résidé à Pont-Audemer, rue des Pâtissiers et au numéro 23, place de Verdun entre 1930 et 1936 et il y a exercé le métier de\"travailleur industriel\" (fromager) dans la fromagerie Dinkla. Le 17 mars 1936, il a déposé une demande de naturalisation qui a été ajournée de 3 ans par le garde des sceaux le 10 juin de la même année. Le formulaire atteste qu'il \"est complètement assimilé à notre culture et nos mœurs, parle et écrit couramment notre langue. De bons renseignements ont été recueillis sur la conduite et la moralité du postulant. Un certificat médical joint au dossier atteste l'aptitude physique au service militaire. Cet étranger offre de verser la somme de 500 Francs pour droits de sceau en raison de son faible salaire et de ses charges (mère à laquelle il verse une pension alimentaire).\" Dans la même année, il a déménagé à Paris (11°), où il réside au numéro 15, passage Courtois et où il est fabriquant de boissons gazeuses. Son commerce dégageait en hiver 1500 Francs mensuel et se trouvait au numéro 12, rue Popincourt. En 1937, il a séjourné à Lwow pour rendre visite à sa mère malade et où il s'est marié. Bronislawa l'a raconté ainsi dans sa lettre à la présidence de la République: \"Dans l'année 1937 mon future maris est venu voir sa mère malade, après une courte temps de connaissance je me suis marié avec lui.\" Il est retourné à Pont-Audemer en 1939 où il a obtenu une nouvelle carte d’identité d’étranger le 20 mars 1940 en même temps que Bronislawa qui l'avait enfin rejoint dans l'Eure à cette date.\r\n\r\nLeurs deux cartes d’identité d’étrangers ont été tamponnées en rouge avec l’inscription «juif» et «juive» en octobre 1940, peu après le recensement obligatoire organisé par les préfectures. Bronislawa et Isaac ont retiré leur insigne le 5 juin 1940 à la sous-préfecture de Bernay. Lors de la première rafle, ils ont été arrêtés le 13 juillet 1942 « autorisés à emporter un paquet de linge et des vivres pour trois jours ». D’abord, ils ont été amenés à la maison d’arrêt d’Évreux, ensuite à la prison de Rouen et enfin au camp de Pithiviers. \r\n\r\nIsaac a été déporté à Auschwitz par le convoi numéro 13, le 31 juillet 1942 et il y est décédé le 21 septembre 1942. Bronislawa a été déportée par le convoi numéro 14, le 3 août 1942 également à Auschwitz où l’on perd sa trace, sans doute morte le jour de son arrivée. Le convoi numéro 14 (appelé \"convoi des mères\" en raison du grand nombre de femmes forcées à laisser leurs enfants au camp). Ce voyage a duré trois jours.\r\n\r\nAu 23, place de Verdun, à Pont-Audemer, deux Stolpersteine ont été posés le 8 avril 2024 pour honorer leur mémoire.",[8],{"original":9,"thumb":10,"caption":11,"width":12,"height":13},"https:\u002F\u002Fstolpersteine-guide.de:443\u002Fuploads\u002Fmedien\u002F494ecdc75515f5e64c418be315ccf5e4.jpg","https:\u002F\u002Fstolpersteine-guide.de:443\u002Fuploads\u002Fmedien\u002F494ecdc75515f5e64c418be315ccf5e4_thumb.jpg","Lycée Jacques Prévert\r\n2, place Prévert, 27500 Pont-Audemer\r\nSources\r\nPhotos et documents : \r\n© AD Évreux 103W28 et 6M679 \r\n©AN Pierrefitte 199404053\u002F34 et 19940432\u002F257 \r\nTexte: Anke Bédoucha\r\nContact: anke.bedoucha-rosenow@ac-normandie.fr",1136,656,[],null,{"lat":17,"lng":18},49.35788044,0.516708438,[20,29],{"id":21,"firstname":22,"name":23,"portrait":24,"gender":27,"stadium":28},"10584","Aszendorf","Isaac",{"original":25,"thumb":26},"https:\u002F\u002Fstolpersteine-guide.de:443\u002Fuploads\u002Fportraits\u002Ff921ac87a2d97afbf0d4f44d86b4f24c.jpg","https:\u002F\u002Fstolpersteine-guide.de:443\u002Fuploads\u002Fportraits\u002Ff921ac87a2d97afbf0d4f44d86b4f24c_thumb.jpg","male","adault",{"id":30,"firstname":22,"name":31,"portrait":32,"gender":35,"stadium":28},"10585","Bronislawa, née Redner",{"original":33,"thumb":34},"https:\u002F\u002Fstolpersteine-guide.de:443\u002Fuploads\u002Fportraits\u002Fe378259f5dc751a6a5079fe170b073f5.jpg","https:\u002F\u002Fstolpersteine-guide.de:443\u002Fuploads\u002Fportraits\u002Fe378259f5dc751a6a5079fe170b073f5_thumb.jpg","female",{"id":37,"coords":38,"title":41,"association":42,"impressum":42,"association_url":42},"323",{"lat":39,"lng":40},49.355031,0.51432,"Pont-Audemer","",{"count":44,"anonymous":45,"names":46},10,6,[47,48,49,50],"Martin Schreyer","Claudia Körner","Anett Humboldt","Peter Hein",[]]